La mangeoire d’Espédaillac

CSC_0015Et atterrir au restaurant d’Espedeillac, beau village du causse. La ville paraît accueillir de plus en plus de « restaurateurs » de vielles pierres, d’origines diverses, en résidence de loisirs…

C’est simple, en dehors, de l’église et de la mairie, il n’y a pas autre commerce que le restaurant « Beauville » ; menu ouvrier à 12,50 euro, vin compris.

Pas de choix au menu et soupière pour huit, au moins, pour commencer, et vous vous servez et le chabrot occitan et aussi compris, que je n’avais pas vu faire depuis fort longtemps, pas à la cuillère mais le vrai : lapé ; les hors-d’œuvre, charcuterie ; la côtelette d’agneau – viande d’origine locale certifiée –  accompagnée de  la purée de poids chiches colorée  à la sauce tomate ; le plateau de fromages généreux  ; le « Cahors » AOC qui gratte au premier verre, plus doux aux suivants…ainsi, nous restons hors du temps stressé habituel de nous tous. On prend le temps du temps, à table.

Mais ce midi, Espédaillac est devenu le centre névralgique de la géopolitique actuelle, une rencontre entre américains, anglais et français ; presque le Palais de l’ONU, à Espédaillac.

A la grande table, près de l’entrée, et à côté de la cheminée – pratique en hiver – les habitués, retraités, ouvriers et pensionnaires…Et l’on discute avec acharnement de la guéguerre, en Syrie…Chacun a sa solution.

ESPEDAILLACA ma table, prévue pour six, nous sommes deux couples, un français et un américain. Le monsieur avec ses grosses lunettes d’écaille et sa calvitie me rappelle Henry Kissinger, ancien secrétaire d’état américain, et ils parlent très bien le français, ce qui facilite nos échanges fort animés. Derrière, une tablée occupée par 4 couples anglais qui se passionnent pour le « Cahors » et les fromages français…Beaucoup de dignité british autour de la table. On dirait des émissaires du Foreing Office britannique mandatés pour dialoguer avec les diplomates hexagonaux.

Si les allemands appellent le Baléares, le treizième « Lander » que devraient dire les gens de la Dordogne et du Lot au sujet des « british » ?

Et pendant tout ce temps, le rossignol siffle en cuisine, avec beaucoup de superbe et de talent, puisque Stéphane Rossignol, « un chef », particulièrement sympathique, nous régale avec ses préparations ; la dernière en date, c’était

L’intitulé de ce commentaire, parlant de « mangeoire » dénote, une faute de goût évidente de ma part, alors que je devrais dire davantage un coin de bonheur « pas oublié » dans le causse, au niveau de la restauration. Le midi à table, le brouhaha avec l’accent rocailleux, qui nous rappelle la proximité du pays aveyronnais va laisser la place, cet après midi, au silence m’accompagnant durant la marche dans les sentiers du causse.

Ne manquez pas l’ »Auberge de Beauville » à Espédaillac (46). Un restaurant qui a connu, depuis sa création 7 générations …Et si vous allez le dimanche, c’est le menu de gala !

 

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One Reply to “La mangeoire d’Espédaillac”

  1. Merci pour ces commentaires sympas et plein d’humour au sujet de l’Auberge bravo aux deux artistes un à la plume l’autre au pinceau, j.ai reconnu mon pays qui en effet mérite bien l’attention des artistes.Bien cordialement Stéphane.

    Stéphane : c’est le « rossignol » de « Beauville »; un oiseau qui cuisine bien !

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